Institut français
d’archéologie orientale - Le Caire

Tombe thébaine n° 33 (TT 33)

flèche chronologique de -600 à -700 env.
Plan de la tombe 33
Plan de la tombe 33

Responsable: Claude Traunecker ; (égyptologue, univ. de Strasbourg, Misha, CNRS UMR 7044)

Collaborations:
Egyptologues : Isabelle Régen (univ. Paul Valéry-Montpellier III - CNRS UMR 5140); Silvia Einaudi (EPHE, Paris; Fondation Compagnia di San Paolo, Turin); Daniel Werning (Topoi, Humboldt-Universität Berlin);
Anthropologue, photographe: Emmanuelle Burfin.

Institutions partenaires:

Dates du chantier: entre octobre et décembre (un mois)

 

Cour de la tombe 33.
Cour de la tombe 33.

La tombe de Padiamenopé (ou Pétaménophis) est l'une des grandes tombes de la plaine de l'Assassif, au pied du temple de Deir el-Bahari dans la nécropole thébaine. Elle date de la fin de la XXVᵉ ou du début de la XXVIᵉ dynastie (vers 650 avant J.-C). Avec ses vingt-deux salles souterraines réparties sur trois niveaux et ses 1062 m2 de surface, cette tombe est la plus grande jamais creusée en Égypte. Ses parois (près de 2600 m2 à l’origine) sont couvertes d’inscriptions donnant une version revue et mise à jour des anciens livres funéraires. Son propriétaire, le prêtre ritualiste Padiamenopé était, non pas un haut personnage politique, mais un savant proche des rois de la fin de la XXVᵉ dynastie et du début de la XXVIᵉ dynastie.

 

Historique des fouilles

Ce monument a fasciné les premiers voyageurs et très tôt, le mythe d'un labyrinthe dangereux s'attacha à la tombe de Padiamenopé. Plus tard, la richesse de son décor avec ses compilations de textes funéraires n'échappa pas aux premiers égyptologues. En 1881, Johannes Duemichen, fondateur de l'Institut d'Égyptologie de Strasbourg se lança courageusement dans le projet d'une édition complète du tombeau et de son décor. Mais le labyrinthe de Padiamenopé était alors colonisé par des dizaines de milliers de chauves-souris, rendant le travail extrêmement difficile, car l’atmosphère était vicié par l’ammoniac émanant des déjections de ces animaux. Malgré ces conditions extrêmes, J. Duemichen poursuivit son projet et en 1884 et 1885 parurent les deux premiers volumes consacrés au Grabpalast de Padiamenopé. L’auteur mourut en 1894 alors que 18 % seulement du matériel épigraphique était publié. Le Service des Antiquités décida alors de murer l'essentiel de la tombe afin de venir à bout des chauves-souris. On transforma à cette occasion les trois premières salles en magasin afin d'y entreposer des antiquités. En conséquence, le monument resta, à quelques rares et brèves exceptions, inaccessible aux chercheurs pendant plus d'un siècle. En 1976, D. Eigner effectua un relevé architectural très précis de la tombe, publié en 1984.

«L’Ouverture de la bouche» en cours de nettoyage.
«L’Ouverture de la bouche» en cours de nettoyage.

En 2003, l’Institut d’égyptologie de l’université Marc Bloch (Strasbourg 2) dirigé par Claude Traunecker conçut le projet de reprendre le projet de J. Duemichen. En 2004, les travaux préparatoires commencèrent avec l'appui de l'Ifao (Bernard Mathieu, Isabelle Régen) dans le cadre d'une collaboration avec le Conseil Suprême des Antiquités. Les premières pièces de la tombe furent débarrassées des deux mille objets entreposés là depuis près d'un siècle. Chaque objet a été nettoyé, restauré si nécessaire, photographié, mis en fiche et rangé dans le nouveau magasin Carter (salle 7). Le 5 décembre 2005, la porte murée de la salle IV qui commandait l’accès au reste de la tombe fut abattu. Une équipe de tournage de la société de production alsacienne Seppia a suivi ces événements. À partir de 2006, l’exploration épigraphique de la tombe a débuté. Les travaux de nettoyage et de restauration ont commencé en 2009 (fig. 2).

Avant la réouverture de la tombe, on ne savait pas grand chose du prêtre ritualiste Padiamenopé (fig. 3), secrétaire archiviste d’un roi jamais cité. Hormis le nom de sa mère, le personnage bénéficiaire d’une tombe qui dépasse en taille celles des pharaons de la Vallée des rois ne livre aucun nom de son ascendance directe. Grâce à un fragment de scène jusqu’à présent ignoré, on sait maintenant que Padiamenopé est issu d'une famille sacerdotale locale en rapport avec les cultes de Montou. D’après les nouveaux textes découverts, Padiamenopé était un savant spécialisé dans les rituels royaux attachés au soin des regalia. Conseiller en matière de rituels auprès des souverains éthiopiens, Padiamenopé apparaît comme un des premiers «historiens» des religions égyptiennes. Il semble s'être penché sur les grands livres funéraires anciens des tombes royales et pourrait de fait être l’auteur de versions modernisées et compilées de ces textes. Le plan totalement atypique de son monument funéraire s’explique par la volonté de délivrer aux générations futures le fruit de ses recherches. Dans un texte d’accueil à l’entrée du passage menant vers le Cénotaphe osirien (salle XII-XIII), Padiamenopé présente la tombe comme une sorte de bibliothèque lapidaire mise à disposition des «chercheurs de formules» des temps «à venir». La salle XIII reproduit un monumental tombeau d'Osiris (sorte de sarcophage de 15 m de long sur 15 m de large) ou "Cénotaphe" (selon l'appellation d'Alexandre Piankoff).

Représentation de Padiamenopé sur la porte de la salle VII.
Représentation de Padiamenopé sur la porte de la salle VII.

L'architecture très originale, pleine de détours, de pièges et de leurres puise son inspiration dans des modèles très anciens. Certaines parties de la tombe sont des paraphrases architecturales de monuments de l’Ancien et du Nouvel Empire: la salle III reprend une chambre de culte typique des mastabas de l'Ancien Empire; les salles VI à IX évoquent la descenderie et le caveau d’un tombeau royal de la Vallée des Rois; les salles X et XI ont pris pour modèle les appartements funéraires d’une pyramide de la Vᵉ ou de la VIᵉ dynastie (X-XI). L'ensemble des salles XI à XVI, commandé par une porte scellée et réservé à un public choisi, est à la fois un lieu d'exposition des résultats des travaux de compilation littéraire de Padiamenopé et une maquette du tombeau/sarcophage d'Osiris. Les trois chapelles (XIV-XVI) attenantes au «Cénotaphe osirien» sont également dédiées à Osiris, plus précisément à la confection de sa momie.

La section privative de la tombe compte plusieurs caveaux successifs, sans doute pour décourager les profanateurs. Nous avons découvert et dégagé une fosse creusée dans le sol du caveau (XXII) aménagé plusieurs mètres sous le tombeau d'Osiris (XIII); sa fouille a révélé, en 2010, plusieurs éléments du mobilier funéraire (ouchebti, fragment de couvercle de vase canope, ...). Le programme décoratif du caveau (XXII) réutilise plusieurs recueils funéraires déjà exposés dans la partie publique de la tombe. Sa composition s'inspire directement du programme iconographique des enterrements royaux du Nouvel Empire.

Perspectives :

  • Couverture photographique de la tombe.
  • Edition des textes :
    • Cénotaphe osirien, textes des passages de porte, chapelles osiriennes (XIV-XVI) (Cl. Traunecker).
    • Amdouat, Livre des Portes, Litanies du Soleil, Livre de la Nuit (salles XII-XIII, XXII) (I. Régen).
    • Livre des Cavernes (D. Werning).
    • Livre des Morts (S. Einaudi).
    • Textes des Pyramides (B. Mathieu).
  • Fouilles du caveau (Cl. Traunecker).

Bibliographie

  • J. Dümichen, Der Grabpalast des Patuamenap in der Thebanischen Nekropolis, Leipzig, vol. I, 1884; vol. II, 1885; vol. III, 1894.
  • Fr. W. von Bissing, «Das Grab des Peduamenophis in Theben», ZÄS 74, 1938, p. 2-26.
  • A. Piankoff, «Les grandes compositions religieuses dans la tombe de Padiamenopé», BIFAO 46, 1947, p. 73-92.
  • D. Eigner, Die monumentalen Grabauten der Spätzeit in der thebanischen Nekropole, Wien, 1984, p. 46, pl. 23-25, 45.
  • I. Régen, dans L. Pantalacci , Travaux de l’IFAO», BIFAO 105, 2005, p. 445-448: Rapport sur la campagne 2004.
  • I. Régen, «Recherches sur les versions tardives du Livre de l’Amdouat et du Livre des Portes (époques saïte-ptolémaïque). Présentation du projet», dans J.-Cl. Goyon, Chr. Cardin (éd.), Actes du IXᵉ Congrès International des Égyptologues, Grenoble, septembre 2004, Orientalia Loveniensia Analecta 150, Louvain, 2006, p. 1587-1597.
  • Cl. Traunecker, dans L. Pantalacci et S. Denoix, «Travaux de l’IFAO», BIFAO 106, 2006, p.373-375 : Rapport sur les campagnes 2005 et 2006.
  • Cl. Traunecker, «Le palais funéraire de Padiamenopé redécouvert (TT 33)» dans Égypte, Afrique; Orient n°51, 2009, p. 15-48.
  • Cl. Traunecker, «Les graffiti des frères Horsaisis et Horemheb» dans Egyptian Religion the Last Thousand Years, Studies Dedicated to the Memory of Jan Quaegebeur OLA 85, 1998 vol. II, p. 1192-1229 (pour les prêtres des deux diadèmes et les fonctions de Padiamenopé voir p. 1217).
  • I. Régen, «Metatextuality and Efficiency in Ancient Egypt: Two Examples from the Priest Padiamenope’s Tomb (Book of the Gates, TT 33, 2nd Hour)», dans S. Aufrère, G. Dorival (éd.), Palimpsests. Commentary Literature in the Ancient Near Eastern and Ancient Mediterranean Cultures, September 25th–27th 2008, Actes du colloque interdisciplinaire international ‘Palimpsestes II’, 25-27 septembre 2008, Aix-en-Provence, Centre Paul-Albert Février OLA, 2011, p. 163–175.

Liens

Autres tombes tardives de l'Assassif en cours de fouilles:

Valorisation

Th. Weidenbach, La tombe 33, un mystère égyptien , DVD documentaire de Seppia . Les exemplaires achetés auprès des Cahiers de Science & Vie permettent au public de participer au soutien du projet TT 33 Mémoires d'Égypte.

Theban Tomb n° 33 (TT 33)

Plan de la tombe 33
Plan de la tombe 33

Supervisor: Claude Traunecker ; (egyptologist, Univ. de Strasbourg, Misha, CNRS UMR 7044)

Collaborators:
Egyptologists: Isabelle Régen (Univ. Paul Valéry-Montpellier III - CNRS UMR 5140); Silvia Einaudi (EPHE, Paris; Fondation Compagnia di San Paolo, Turin); Daniel Werning (Topoi, Humboldt-Universität Berlin);
Anthropologist, photographer: Emmanuelle Burfin.

Partner institutions:

Campaign dates: etween October and December (one month) (un mois)

 

Courtyard of Tomb 33.
Courtyard of Tomb 33.

The tomb of Padiamenope (or Petamenophis) is one of the largest tombs of the plain of El-Assasif, not far from the temple of Deir el-Bahari in the Theban necropolis. It dates from the end of the 25th or beginning of the 26th dynasty (circa 650 BC). This tomb of 22 underground chambers on three levels and a surface area of 1062 m² is the largest ever dug in Egypt. The walls (originally almost 2600 m²) are covered with inscriptions presenting a revised and more easily understood version of the ancient funerary texts. The tomb's owner, the Lector Priest Padiamenope, was not a high-ranking political personality but rather a scholar who was close to the kings of the end of the 25th and the beginning of the 26th dynasties.

History of the excavations

Early travellers were fascinated by this monument and very quickly the myth of a dangerous labyrinth became associated with the tomb of Padiamenope. Later on, the wealth of the decoration with its mass of funerary texts attracted the first egyptologists. In 1881, Johannes Duemichen, founder of the Strasbourg Institut d'Égyptologie, bravely set about an attempt to create a comprehensive publication of the tomb and its decor. However, the labyrinth of Padiamenope was at that time colonised by tens of thousands of bats, making work extremely difficult because the air was polluted by ammonia from the guano. Despite these extreme conditions, Duemichen persevered with his project and in 1884 and 1885 the first two volumes dedicated to the Grabpalast of Padiamenope appeared. The author died in 1894 when only some 18% of the epigraphic material had been published. The Antiquities Service then decided to seal the main part of the tomb in order to get rid of the bats. At this moment the first three chambers were turned into storerooms to hold antiquities. As a result, the monument, with only a few and brief exceptions, was rendered inaccessible to researchers for more than a century. In 1976, Diethelm Eigner undertook a very precise architectural survey of the tomb that was published in 1984.

The ’Opening of the Mouth’ scene during cleaning.
The ’Opening of the Mouth’ scene during cleaning.

In 2003, the Institut d’égyptologie of the Université Marc Bloch (Strasbourg 2) under the leadership of Claude Traunecker resurrected Duemichen's project. Preparatory work began in 2004 with the support of the IFAO (Bernard Mathieu, Isabelle Régen) as part of a collaboration with the Supreme Council for Antiquities. The first chambers of the tomb were emptied of the 2000 objects that had been stored there for almost a century. Each piece was cleaned, restored if necessary, photographed, catalogued and deposited in the new Carter storehouse (Room 7). On 5 December 2005, the walled up entrance to Chamber 4 that gave access to the rest of the tomb was broken open. A film team from the Alsatian production company Seppia recorded these events. From 2006, the exploration of the epigraphy of the tomb began. Cleaning and restoration works commenced in 2009 (fig. 2).

Before the reopening of the tomb, little was known about the Lector Priest Padiamenope (fig. 3), the secretary and archivist of an unknown king. With the exception of the name of his mother, the occupant of a tomb greater in size than those of the pharaohs in the Valley of the Kings had left no name of any direct ancestors. However, thanks to a fragment of a scene that had been ignored until recently, we now know that Padiamenope belonged to a local priestly family connected to the cult of Montu. According to newly discovered texts, Padiamenope was a scholar specialised in royal rituals involving caring for regalia. As a counsellor in matters of ritual for the Ethiopian sovereigns, Padiamenope appears as one of the first "historians" of Egyptian religions. He seems to have been particularly concerned with the great and ancient funerary books of the royal tombs and might in fact be the author of modernised and compiled versions of these texts. The completely atypical layout of his funerary monument can be explained by a desire to provide future generations with the fruits of his research. In a welcoming text at the entrance of the passage that leads to the Osiris cenotaph (chambers 12-13), Padiamenope presents the tomb as a sort of lapidary library open to "seekers of formulas" in times "to come". Chamber 13 reproduces a monumental Tomb of Osiris (a sort of sarcophagus 15 m long by 15 m wide), or "cenotaph" to use Alexandre Piankoff's term

Representation of Padiamenope on the entrance to Chamber 7.
Representation of Padiamenope on the entrance to Chamber 7.

The very remarkable architecture, full of twists and turns, traps and dead-ends, takes its inspiration from very ancient models. Certain parts of the tomb are architectural reworkings of monuments of the Old and New Kingdoms. Chamber 3 reflects a cult chamber typical of Old Kingdom mastabas. Chambers 6 and 9 evoke the descending passage and vault of a royal tomb in the Valley of the Kings. Chambers 10 and 11 are modelled on the funerary apartments of a pyramid of the 5th or 6th dynasty. The ensemble of Chambers 11 to 16, access to which was controlled by a sealed entrance and reserved for a select public, is both an exhibition space for the results of Padiamenope's literary compilations and a maquette of Osiris' tomb/sarcophagus. The three chapels (14-16) adjacent to the "Osiris cenotaph" are also dedicated to Osiris, or more precisely to the preparation of his mummy.

The private section of the tomb includes several successive vaults, most probably to discourage desecrators. We have discovered and cleared a small pit dug into the floor of the vault (22) created several metres below the Osiris tomb (13). Excavations in 2010 revealed several elements of funerary material (ushabti, fragment of a Canopic vase lid etc.). The decorative programme of the vault (22) re-uses several funerary schemas already seen in the public part of the tomb. The composition is directly inspired by the iconographic programme of New Kingdom royal burials.

Future perspectives:

  • Photographic coverage of the tomb.
  • Publication of the texts:
    • Osiris cenotaph, texts of the doorway passages, Osiris chapels (rooms 14-16) (Cl. Traunecker).
    • Amduat, Book of the Gates, Litany of Re, Book of the Night (rooms 12-13, 22) (I. Régen).
    • Book of the Caverns (D. Werning).
    • Book of the Dead (S. Einaudi).
    • Pyramid Texts (B. Mathieu).
  • Excavation of the burial chamber (Cl. Traunecker).

Bibliography

  • J. Dümichen, Der Grabpalast des Patuamenap in der Thebanischen Nekropolis, Leipzig, vol. I, 1884; vol. II, 1885; vol. III, 1894.
  • Fr. W. von Bissing, «Das Grab des Peduamenophis in Theben», ZÄS 74, 1938, p. 2-26.
  • A. Piankoff, «Les grandes compositions religieuses dans la tombe de Padiamenopé», BIFAO 46, 1947, p. 73-92.
  • D. Eigner, Die monumentalen Grabauten der Spätzeit in der thebanischen Nekropole, Wien, 1984, p. 46, pl. 23-25, 45.
  • I. Régen, dans L. Pantalacci , Travaux de l’IFAO», BIFAO 105, 2005, p. 445-448: Rapport sur la campagne 2004.
  • I. Régen, «Recherches sur les versions tardives du Livre de l’Amdouat et du Livre des Portes (époques saïte-ptolémaïque). Présentation du projet», in J.-Cl. Goyon, Chr. Cardin (éd.), Actes du IXᵉ Congrès International des Égyptologues, Grenoble, septembre 2004, Orientalia Loveniensia Analecta 150, Louvain, 2006, p. 1587-1597.
  • Cl. Traunecker, in L. Pantalacci et S. Denoix, «Travaux de l’IFAO», BIFAO 106, 2006, p.373-375: Rapport sur les campagnes 2005 et 2006.
  • Cl. Traunecker, «Le palais funéraire de Padiamenopé redécouvert (TT 33)» in Égypte, Afrique; Orient n°51, 2009, p. 15-48.
  • Cl. Traunecker, «Les graffiti des frères Horsaisis et Horemheb» in Egyptian Religion the Last Thousand Years, Studies Dedicated to the Memory of Jan Quaegebeur OLA 85, 1998 vol. II, p. 1192-1229 (pour les prêtres des deux diadèmes et les fonctions de Padiamenopé voir p. 1217).
  • I. Régen, «Metatextuality and Efficiency in Ancient Egypt: Two Examples from the Priest Padiamenope’s Tomb (Book of the Gates, TT 33, 2nd Hour)», in S. Aufrère, G. Dorival (éd.), Palimpsests. Commentary Literature in the Ancient Near Eastern and Ancient Mediterranean Cultures, September 25th–27th 2008, Actes du colloque interdisciplinaire international ‘Palimpsestes II’, 25-27 septembre 2008, Aix-en-Provence, Centre Paul-Albert Février OLA, 2011, p. 163–175.

Links

Other late period tombs of El-Assasif under excavation:

General public promotion

Th. Weidenbach, La tombe 33, un mystère égyptien, DVD documentary by Seppia. The public can participate in supporting the project TT 33 Mémoires d'Égypte by purchasing a copy of this DVD through the magazine Cahiers de Science & Vie.